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      • 3 janvier 2012
      • Sarkozy à Lanvéoc

      • Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux armées ce mardi 3 janvier. On devrait dire qu'il inaugure une armée de vœux tout au long du mois. Car on en est à un par jour ou tous les deux jours.

        A Lanvéoc, la séance se déroule dans le gymnase de l'Ecole Navale, devant 1500 personnes environ. Ce public galonné et casquetté vient de toute la France. Tout le monde est debout comme dans un meeting de campagne, sans protocole. A l'entrée du Président, il n'y a pas d'applaudissements mais le silence se fait sans qu'il y ait besoin de le solliciter. Il n'y en aura pas non plus pour interrompre l'intervention présidentielle qui dure précisément 30 minutes.  Celle-ci est lue plus que proclamée, sans enthousiasme particulier. L'homme fait le job, sans plus. On dirait même que le cœur n'y est pas. Evidemment la Marseillaise retentit à la fin et tout le monde chante le refrain et le premier couplet.

        Le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, est mon voisin. Il remarque que le discours ne comporte aucun hommage à la gendarmerie, alors qu'elle est présente au grand complet. Les gendarmes sont pourtant des militaires. Oubli, indifférence ou ignorance du conseiller de l'Elysée ? En tous cas c'est bizarre.

        Nicolas Sarkozy parle longuement de la Lybie et de la Syrie. Par ces deux pays il aura eu un étonnant quinquennat. Au premier il offre un campement devant l'Elysée en 2007 et lui assure un bombardement en 2011. Au second il lui fait l'honneur d'une invitation au défilé du 14 juillet 2008 et lui enjoint de quitter le pouvoir en 2012. Certes entre temps il y a eu quelques événements. Mais il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que ces deux dirigeants étaient deux dictateurs. Une simple prudence aurait suffi pour éviter cette double fausse note. Manque d'expérience sans doute !

        Enfin, Nicolas Sarkozy a prononcé deux citations. Visiblement il a espéré qu'on lui en attribue le mérite. L'une est la devise d'une unité des forces spéciales : « Qui ose gagne ». L'autre est de Denoix de Saint-Marc : « De toutes les vertus, la plus grande est le courage. »

        Toute la cérémonie s'est déroulée sous le regard d'une seule caméra installée. Vœux ou pas vœux, armées ou pas armées, on sent en effet une préoccupation essentielle : il faut contrôler l'image !
         

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