
Ils ne savent plus quoi dire et comment appeler François Hollande. Rappelons-nous ce que disait François Mitterrand, lui aussi victime d'attaques sournoises : « Quand la droite est aux abois et qu'elle se sent menacée, elle fuit le terrain des idées et s'attaque aux personnes ». Il nous demandait de nous préparer à cela et de ne rien céder.
Alors en ce moment c'est un festival de noms d'oiseaux.
Pour Luc Chatel, François Hollande est un « babar », ce gentil éléphant qui endort les enfants. Pour Bernard Accoyer, c'est un fauteur de guerre. Déjà il faut savoir : ou c'est un combattant ou c'est un endormeur. Nadine Morano avait précédé ce dernier : c'est un danger pour la France ! Comment Babar peut-il être dangereux ? Il faut choisir.
Récemment c'est Gérard Longuet qui le compare au capitaine du Costa Concordia. Il serait donc le capitaine d'un navire naufragé. Va pour le capitaine, mais le naufrage, c'est l'autre !
Eh c'est François Fillon en personne qui parle de scorpionnite en présentant ses vœux. François Hollande serait donc un scorpion. Le bestiaire s'enrichit d'un nouvel animal !
Quant au candidat sortant il laisse fuiter les qualificatifs affublés à François Hollande. Il le compare même à Guy Bedos. François Hollande serait en plus un humoriste ! Le trait se veut vexant mais au moins il reconnait une grande qualité à cet humoriste de talent.
A qui le tour demain ? Il reste encore beaucoup de ministres qui ne sont pas entrés en scène. Il leur reste un peu plus de trois mois. Qu'ils se dépêchent ! J'oubliais Jean-François Copé et sa consigne à ses troupes : « Massacre à la tronçonneuse ». Voilà au moins qui est clair.
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